47ème RALLYE DU VAR
DU COTE DES MECANOS

J'aurai pu employer comme titre pour cette page l'expression "à l'envers du décor" afin de refléter notre tout dernier déplacement de l'année sportive 2001 sur le littoral Varois dans les environs de Sainte Maxime. Mais ce n'est pas parce que l'on se trouve pour une fois aux abords d'un parc d'assistance que l'on est forcément placé du côté le moins intéressant de la discipline par rapport à une mission directement exercée au coeur d'une épreuve spéciale. Non, pas le moins du monde car dans un tel parc c'est un petit peu comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose !

Ne vous fiez pas non plus à la photo générique de Championnat de France des Rallyes 2001 où trôna pendant toute la saison sportive la Citroën Xsara de Sébastien. Le titre de Champion 2001 incontesté empoché depuis déjà le terme du Rallye d'Antibes-Azur disputé en octobre dernier. Cela n'avait donc pas incité la firme aux doubles chevrons à se déplacer jusqu'en dans le Var.

En l'absence du maître, les "seconds couteaux" se sont donc sentis "pousser des ailes".
Stéphane Sarrazin avait entre autre sorti des ateliers de Cilti Sport une imposante Subaru WRC. C'était bien l'engin qu'il fallait posséder pour terminer en tête ce Rallye du Var...


Nous avons donc pleinement profité des scènes, peu coutumières pour nous, qui se sont offertes à nos yeux tout au long de ce week-end passé du côté des mécaniciens. Un univers assez particulier où des hommes (et des femmes !) dit "de l'ombre" agissent pour le bien de la compétition.

Une multitude de personnages à l'écoute des besoins de leurs pilotes. On bricole bien souvent dans tous les sens du terme pour que les autos conservent tout leur potentiel fonctionnel. Tout y passe, même les opérations délicates voire incongrues. Le seul "maître mot" commun à toute cette catégorie d'acteurs n'est autre que service vite fait - bien fait !

On ne manque pas non plus de refaire un léger lifting aux voitures qui ont soufferts sur les épreuves spéciales. On démonte, on répare, on consolide, on change aussi, puis on remonte au plus sans vite car tout cela se fait en gardant un oeil attentif sur la montre...

Toute première apparition dans une épreuve du Championnat de France des Rallyes de la nouvelle évolution de la célèbre Mitsubishi Lancer. Comptez bien sur vos doigts, nous en sommes à la version sept ! Ce fut le sympathique pilote insulaire Yves Loubet qui pour le compte du préparateur Méca Performance a eu l'agréable mission de faire débuter cette admirable automobile dans le grand bain.

Certes une discrète treizième place au scratch final pour le "Rambo du Maquis" toujours fidèle à ces prétentions, mais une seconde place du groupe N derrière un autre pilote Corse, Jean-Pierre Manzagol, disposant quant à lui d'une Mitsubishi Lancer Evolution cinq. La petite dernière a résolument encore quelques progrès à accomplir avant de surpasser sans difficultés ses soeurs aînées !

Le "beau joujou" était à mettre à l'actif de Antony Warmbold.
Une splendide Toyota Corolla WRC qui faisait dire à un certain
Didier Auriol qu'il fallait impérativement "avoir de l'expérience
et un bon feeling avec l'auto" si l'on désirait faire du résultat.
Sans doute que l'allemand n'avait pas réuni toutes les
conditions nécessaires à cela. Neuvième place au classement...
Des structures très adéquates pour les petits bolides bleutés
de la firme Sochalienne à l'emblème du lion. Les Peugeotistes
ont étrenné cette occasion le matériel qui était d'ores et
déjà prévu pour le prochain Championnat millésime 2002
à la mode "Super 1600". Malheureusement Olivier Marty
et la Peugeot 206 S16 n'a pas rejoint l'arrivée dominicale...

On ne laisse jamais beaucoup de chose au hasard sur ce
genre de véhicule lors des arrêts dans les parcs d'assistance.
Malgré des haltes assez restreinte on passe au peigne fin
de multiples organes primordiaux. Subaru Impreza WRC
de Serge Bernardin, septième au classement final...
La Peugeot 206 S16 de Fabrice Morel termina onzième au
final. Le Vauclusien a en quelque sorte remonté la moyenne
des Peugeot suite à l'abandon de Olivier Marty. Seul
Philippe Mermet et sa 306 Maxi ont sauvé l'honneur
du lion en décrochant la sixième position au général.

La Renault Maxi Mégane de Stéphane Pustelnik, portant le numéro trois, échoua avec une certaine logique à la troisième place du général.

A noter que Jean-François Bérenguer aux commandes de son habituel Citroën Saxo Kit Car aura réussi à s'intercaler entre Sarrazin et Pustelnik à la seconde marche du podium. Ainsi grâce au "costaud Cévenol" l'honneur de Citroën fut malgré tout sauvé des eaux.

Quant à Eric Fabre et Fabien Véricel, tout deux équipés de Citroën Saxo S16, ils auront réussi à hériter respectivement de la quatrième et cinquième place.

Belle démonstration de notoriété et de singularité pour la famille des véhicules historiques de compétition qui ne cesse de s'agrandir et de s'étoffer au fil des manifestations.

Une présentation impeccable et pratiquement irréprochable sur la plupart des voitures présentes pour ce Rallye du Var du type "à l'ancienne". La manifestation est néanmoins scindée en deux parties avec en premier lieu les véhicules historiques de compétition suivis de très près par les
véhicules historiques sportifs.

La formule de classement
n'est pas tout à fait la même pour chaque discipline. Les impératifs de préparation et d'engagement ne sont pas non plus identiques.

Une antique BMW tout droit venue de Suisse n'a pas
laissé indifférent une certaine catégorie de passionnés.
Il ne faut pas se méprendre mais les véhicules historiques
sont promus à un magnifique avenir !
Un look ravageur digne et caractéristique des années
soixante-dix pour cette glorieuse et étincelante Lancia
Stratos quasi-neuve. Bernard Darniche n'était pas au
volant mais c'était tout comme... Souvenir souvenir...

Une équipe d'assistance façon "les copains d'abord"
avec table de camping et glacière en renfort. On n'agit
peu souvent comme on le voudrait mais toujours comme
on le peut ! C'est ça le système D et ça fonctionne !
Un petit air de réveillon sur le bord de mer pour l'ambiance
assez chaleureuse du podium d'arrivée installé au coeur
de la ville sur la plage de Sainte Maxime. Belle image
de fin de saison sportive... Rendez-vous l'année prochaine !!!