46ème RALLYE DU VAR
TERMINER LA SAISON SUR LE SABLE

Comme le veut notre tradition la clôture de la saison à donc sonné avec le Rallye International du Var, 46ème du nom, organisé du 01 au 03 décembre à Sainte Maxime.

C'est bien entendu du sable de la plage de cette station balnéaire dont je fais allusion dans mon expression. Non, il me reste quand même encore quelques deniers en poche qui me permettront de vivre une intersaison pas trop malheureuse en attendant de pied ferme les épreuves de l'an 2001.

Le titre de Champion de France des Rallyes était déjà décernée depuis belle lurette au "Blondinet de service" sur sa belle voiture à la robe rouge vif. Mais Il restait encore comme pour les Miss à nommer les Dauphines du second et troisième rang. La lutte était donc encore d'actualité pour les suppléants. Citroën Sport avec le titre en poche avait quand même engagé la petite Xsara Kit Car à la place de la grosse Xsara FRC. Et c'est un Sébastien Loeb radieux qui a confirmé ses prétentions au volant de la bête sur les routes de l'arrière pays Varois.

Moralité de cette dernière manche pour la firme aux chevrons d'argent :
Même si on change d'équipage on gagne encore avec cette monture !


Les mauvaises conditions atmosphériques qui ont régné tout au long de la compétition ne m'ont pas permis d'acquérir de nombreux clichés. Ma fonction de chronométreur n'a pas non plus facilité la chose...

Voici un aperçu du podium d'arrivée du rallye situé sur le port de Sainte Maxime. Parmi les cinq compétitions organisées durant le week-end comprenant pas moins de 260 engagés, un grand nombre de concurrents n'ont pas eu le plaisir de le gravir.

La pluie étant venue jouer les troubles-fêtes sur le Massif des Maures dès le samedi matin, cette dernière a eu raison de beaucoup d'équipages "partis à la faute". Pourtant de nombreux compétiteurs avaient décidé d'en découdre sur les dix-sept épreuves spéciales de cette 46ème édition. La mission des officiels n'a pas toujours été très simple. Pour notre toute dernière virée sur la Côte d'Azur, nous avions espéré un temps plutôt clément mais les dieux du ciel en avaient voulu autrement...

Il faisait un temps de chien à ne pas mettre un commissaire FFSA dehors, mais nous avions prévu de doubler le poste de chronométreur notamment au départ de la spéciale afin de pouvoir se relayer de temps à autre et de ne pas devoir ainsi affronter sans discontinuer l'humidité extérieure.

Voici deux ans maintenant, nos habitudes avaient été quelque peu bouleversées avec l'adoption d'un nouveau système informatique permettant la prise des temps et la transmission quasi instantanée des données vers les autres postes via le PC Informatique distant. Les mallettes noires de l'AOR somptueusement surnommées par nos soins "Valises RTL" sont désormais rentré dans les moeurs des épreuves du Championnat de France des Rallyes.

L'image vous montre la disposition générale du système avec toujours la présence de la "Tag Heuer" mais dorénavant reliée à un ordinateur portable. Ce chronomètre à imprimante reçoit des impulsions par le biais d'une cellule photoélectrique placée sur le bord de la route et captant le passage des concurrents.

Un instrument à commande manuelle également pourvu d'une imprimante est bien entendu utilisé en doublure de la partie informatique, en cas notamment d'un éventuel problème d'alimentation électrique ou du dérèglement de la cellule photoélectrique.

Heureusement qu'un matériel adéquat de protection contre les intempéries avait été prévu par l'organisation de l'épreuve. Nous nous sommes donc cantonnés sous les grands parasols et dans les fourgons durant toute la course. Pour un déplacement sur la Côte d'Azur, il ne fallait surtout pas avoir oublié son parapluie ni sa parka !

Le vendredi après-midi ainsi que le dimanche matin ne furent pas trop arrosés. Par contre les vannes du ciel étaient largement ouvertes au cours de la journée du samedi, avec par endroit des inondations dans les champs et aux bordures des routes.

Face au déluge nous n'avons pas eu le courage de visiter une autre épreuve spéciale que la notre ni même un parc d'assistance ou de regroupement.

Dans la descente du col du Vignon situé sur le parcours de la quatorzième épreuve spéciale courue le dimanche matin, la compétition a brutalement cessé pour la Renault Mégane Kit Car numéro 4 pilotée par Benoit Rousselot.

Nous étions d'ailleurs postés au départ de ce chrono. Le bord de mer et Sainte Maxime étaient pourtant bien en vue, mais "une corde droite tendue" sur un petit rebord caillouteux à fait basculer la Groupe A sur le versant abrupt de la colline après avoir heurté par l'arrière gauche un poteau téléphonique.

Il a fallu avoir recours au terme de la spéciale à une dépanneuse munie d'une grue télescopique pour extraire la Mégane du fond du trou. Car entre-temps une manipulation hasardeuse d'un mécanicien avait encore fait chavirer l'auto du Nancéien au plus profond du ravin par rapport à sa position initiale relativement proche du bord de route.

Ainsi les espérances de Rousselot de figurer en bonne place dans le classement du Rallye du Var et parallèlement dans le palmarès final du Championnat de France 2000 se sont envolées à la suite de cette sortie de route...

Comme vous pouvez l'apercevoir sur la photo, c'est un double poteau téléphonique en bois qui a eu raison du demi-train arrière gauche de la Mégane. Bien heureusement plus de peur que de mal pour l'équipage qui est sorti totalement indemne de cette mésaventure.

Jugeons ici une fois encore de la solidité des caisses de ces bêtes de course qui n'ont absolument rien à voir avec la voiture de "Monsieur tout le Monde". Arceaux, renforts latéraux et barres anti-rapprochements rendent très souvent de bons et loyaux services...

La magie des "rallyes de doublures" nous a encore donné l'opportunité d'admirer de superbes voitures de légende. Des monstres comme Ici une Lancia Rally 037 sacrée Championne du Monde des Rallyes en 1983.

Ce véhicule arbore toujours sur ses portières le nom prestigieux de Markku Alen qui la plaça à de multiples reprises sur les podiums du Championnat Mondial à la grande époque des Groupes B, quelques années avant la naissance de la Peugeot 205 Turbo 16.

Mais aussi de tout petits spécimens suivaient
les grands gabarits telle cette Fiat Steyer Puchs.
Les célèbres Berlinette de chez Alpine-Renault étaient
également au rendez-vous sur les routes Varoises.

Une magnifique Ford Capri 2600 peu courante, assez
encombrante et pas très agile dans ce type de compétition.
Une Renault René Bonnet Djet issue d'un autre temps.
Une pièce rare qu'il faut à tout prix ménager.

Vous pouvez visiter ma rubrique "les bons tuyaux sur le web" afin d'accéder
au site internet correspondant à l'organisation de cette épreuve.