28ème RALLYE DU ROUERGUE
LE CHANT DU COQ

Depuis l'an passé l'épreuve Rouergate nous donne désormais rendez-vous du coté de Rodez, la préfecture du département de l'Aveyron, afin de débuter les hostilités sportives. Le Rallye du Rouergue rime pour nous depuis fort longtemps avec les mots vacances, soleil, chaleur, détente et surtout convivialité. L'image et l'esprit de la région dans laquelle se déroule le rallye y sont pour beaucoup et nous confèrent à chaque participation d'agréables moments. Le rythme correctement calculé et dicté par les organisateurs est bien adapté à notre fonction et nous permet de goûter sagement à l'atmosphère relaxante et paisible de ce beau coin de France.

Comme nous nous le rappelons d'ailleurs entre nous de temps à autre, c'est bel et bien une manche du Grand Championnat à ne surtout pas rater sous aucun prétexte. D'autant plus que cette année notre équipe avait déployé une attention toute particulière au long de ce week-end estival face aux étonnantes tribulations de l'un de ses compatriotes. Rappelons-le, un certain personnage Ardéchois venu tout droit des Hauts Plateaux entre Mont Gerbier et Mont Mézenc. Voici en quelques images et paragraphes le souvenir d'un joli "coup de maître" réalisé par notre bûcheron national Jean-Marie Cuoq...


Sébastien Loeb n'aura fait qu'un courte apparition aux commandes de la Citroën Xsara pour cette vingt-huitième édition du Rallye du Rouergue Aveyron Midi-Pyrénées. La manoeuvre n'était pas vraiment ancrée dans ses habitudes de compétiteur; Aussi je n'ai pas eu cette fois-ci l'embarras du choix quant au prises de vues sur le "sujet rougissant aux doubles chevrons argentés". Par ce fait je ne vous montrerai donc poliment dans ces colonnes que le cul de la tigresse, les lionnes ayant rugi beaucoup plus fort cette fois-ci en Terre Aveyronnaise.

La Xsara s'en est allé au trou après avoir franchi à vive allure la ligne d'arrivée chronométrée de la spéciale de Moyrazès. La course pris de ce fait dès le début de la seconde journée une tout autre tournure laissant par ce biais toutes les chances aux "seconds couteaux" postés en embuscade derrière Loeb. Messieurs, faites vos jeux. Rien ne va plus !

Enjolras aura tenté le tout pour le tout avec sa Peugeot 306 Maxi mais le trou fut rapidement creusé et prit très vite l'aspect d'un gouffre. Dès lors les proches et suiveurs attentionnés commençaient à s'interroger sérieusement sur le cas Cuoq.

Allait-il continuer à exercer son outrageuse domination jusqu'au terme de ce rallye ? Ce parfait inconnu inhabitué des grandes scènes et des rampes de projecteurs arrivera-t-il à maintenir son effort jusqu'au retour dominical dans les rues de Rodez ? Après l'illustre Nordiste Arnaud Mordack du Touquet, Jean-Marie inscrira-t-il lui aussi son nom à la seconde place de la liste des pilotes purement privés et véritablement amateurs ayant réussi à remporter la victoire lors d'une manche du Championnat de France des Rallyes ? Cette grande incertitude et cette terrible fébrilité l'aura accompagné jusqu'au podium final...

Jérôme Galpin ne manqua pas non plus l'occasion de tirer
son épingle du jeu mais la marche devait être trop haute
pour l'homme de Touraine.
Jacques Maraval venu en voisin depuis son département
de l'Hérault ne retirera du feu allumé par Jean-Marie Cuoq
que quelques marrons bien trop grillés à son goût...

Alors que les plus hautes instances nationales de notre discipline favorite nous imposent depuis quelques saisons déjà de procéder systématiquement au chronométrage des concurrents au dixième de seconde près, notre sympathique compatriote Cuoq et sa Peugeot 306 Maxi nous a fait une belle démonstration tout au long du week-end en nous chuchotant en quelque sorte à l'oreille qu'il est était soudainement tout à fait superflu de s'abrutir à la précision, et qu'un décompte limité à la dizaine de secondes près était amplement suffisant !

En effet il compta à un instant de la course près de deux minutes d'avance sur ces plus proches poursuivants. A
quelques chronos de l'arrivée finale, lorsqu'il lui sembla que le but était largement atteint, il relâcha son effort et vint terminer le rallye avec une minute et un dixième de seconde d'avance sur l'équipage poursuivant de Pascal Enjolras.

Merci Monsieur Jean-Marie pour les sensations. "L'homme de tout là-haut" sait désormais jouer dans la cour des grands. Qu'on se le dise dans les rangs du Grand Championnat !

Ainsi catapulté sans trop d'avertissement au sommet du podium final, Cuoq ne laissa que quelques miettes à ses poursuivants. Jugez par là Serge Jordan qui n'hérita que de la sixième place au scratch avec un retard de dix minutes dix-huit secondes et cinq dixièmes.

Pourtant au volant d'une voiture Groupe N qui confirma cette fois-ci sa fiabilité, cela releva néanmoins d'une performance remarquable avec tout de même la première place du classement de ce groupe très proche des modèles de série.

Eric Rousset a joué de malchance et ce fut une sortie
de route sans aucune gravité qui eu raison de son élan.
La Renault Clio RSI resta en contrebas de la route sur
la quinzième épreuve spéciale dans les environs de
Saint Hypolite. Dommage...
Thierry Monnet avait opté pour les services avertis d'une
copilote Ardéchoise en la personne de Christiane Nicollet
qui sait allègrement passer d'une grosse monture à une
voiture plus petite. Dis Christiane, cela vaut bien un petit
éclat de rire en plus du clin d'oeil ? ...

A l'instant de son arrivée au Point Stop de l' E.S. 15
Jean-Marie Cuoq palpait déjà un avant-goût de victoire.
Pour reprendre le titre fracassant d'une revue spécialisée
au sujet de cette belle victoire de l'Ardéchois,
Le "Chant du Coq à retenti" !
Rassemblée avant le départ sur le parvis de l'hôtel de
ville d'Espalion,
les vénérables grands mères du sport
automobile avaient fière allure sous le soleil matinal
du Rouergue. De belles machines minutieusement
entretenues et amoureusement bichonnées par leur propriétaire.

L'incontournable Alpine Renault Berlinette, rutilante, étincelante, à la sonorité particulière et reconnue. Malgré un équipement pneumatique de série comparable à la voiture de "monsieur tout le monde", les Berlinettes savent encore faire péter des temps sur les spéciales lorsque leurs pilotes se prennent au jeu. Les résultats ne sont pas minables ni médiocres mais il faut quand même garder à l'esprit de ne pas froisser malencontreusement et bêtement ces Grandes Dames.

Elles ont eu en leur passée leur heure de gloire et c'est toujours pour nous un grand et véritable plaisir de leur contempler sur les itinéraires des épreuves du Championnat de France des Véhicules Historiques de Compétition. Pourvu que ça dure !

Quelques pièces rares dites "de musée" pointaient au départ de cette journée. Remarquable Porsche au palmarès impressionnant. Que de soins et d'attentions pour pouvoir conserver ces bolides dans un état de fonctionnement et de présentation aussi irréprochable. Des passionnés de belle mécanique qui savent très bien nous ravir lors de telle démonstration "grandeur nature".

Il est vrai que toutes les épreuves du Championnat ne rassemble pas systématiquement un grand nombre de véhicules historiques, mais le Rouergue fait régulièrement bonne figure dans cette discipline. De même dans le clan d
es amateurs d'anciennes montures la devise qui consiste à conjuguer vacances et plaisir est aussi de mise...

Vous pouvez visiter ma rubrique "les bons tuyaux sur le web" afin d'accéder
au site internet correspondant à l'organisation de cette épreuve.