19ème RALLYE DE LA DROME
LE RETOUR AUX SOURCES

Le Rallye de La Drôme - Paul Friedman habituellement prévu courant septembre n'avait pas pu voir le jour en l'an 2000. Il avait été annulé à la toute dernière minute par ses organisateurs pour cause de pénurie de carburants dans les stations services.

Le conflit des professionnels de la route avait malheureusement eu raison du déroulement de cette épreuve. On a simplement conservé pour cette année 2001 le même numéro de millésime et le profil général est resté quasiment identique à l'année précédente. Seules les dates ont été modifiées et le parcours légèrement revu et corrigé en fonction des nouveaux impératifs préfectoraux et municipaux.

Mais de médiocres conditions météorologiques ont quelque peu gâché et contrarié le spectacle notamment à la mi-journée du samedi lors de l'accueil des concurrents dans l'agglomération de Saint Jean en Royans.

Le Friedman revenait donc sur ses propres traces flirter comme au bon vieux temps avec les routes du Vercors Drômois, également largement empruntées par le néanmoins célèbre Rallye de Monté Carlo. Un retour chaleureusement salué du côté de Barbières avec la reprise du Col du Tourniol. Les cols de La Croix et de l'Echarasson renouaient eux aussi avec le sport automobile régional, ainsi que Lente et Rochechinard.

Malgré les années passées, il suffisait de souffler quelque peu sur les braises restées encore bien incandescentes pour que rejaillisse cet élan de convivialité autour du sport automobile. La Famille Usclard implantée dans le Royans Drômois n'est pas étrangère à ce retour aux sources du Friedman.

Alain Pellerey aux commandes de sa Citroën Saxo Kit Car aura tenue la tête de l'épreuve pendant une bonne partie de la journée mais une petite faute dans la toute dernière spéciale l'a rétrogradé à la huitième place du scratch.

Le méridional entra donc en favori dans le premier parc de regroupement de Saint Jean en Royans. Il fallait noter à cet instant là, dès les tout premiers kilomètres de course, les abandons surprises et prématurés de Luc Escharavil et de Richard Caillat, tout deux respectivement pilotes de Renault Mégane Maxi et de BMW M3.

Le déroulement empressé de l'histoire de cette édition 2001 ne m'aura donc pas permis de fixer cette fois-ci sur la pellicule les images de la Renault Mégane Maxi de Luc Escharavil, ornée pour l'occasion du numéro un au départ de Valence, et de la BMW M3 de Richard Caillat. En effet le Privadois et le Saint Marcellinois sont allés tout deux à la faute dès l'ascension du Col du Tourniol. On ne se souviendra seulement qu'une faute identique dans une trajectoire semblable les aura irrémédiablement mené dans le même trou en contrebas de la chaussée ...

Hervé Poudrel venu de sa non loin Drôme Provençale avec sa Porsche 911 S profita ainsi de pointer dès la mi-journée aux avant-postes du classement général tout juste cinq secondes aux trousses d'Alain Pellerey. Le Vauclusien, homme fidèle de la marque Citroën, fit office de maître de cérémonie mais du s'incliner avant la tombée de la nuit et le retour vers Valence face à la Porsche tonitruante de Hervé Poudrel.

Thuel-Chassaigne et la resplendissante BMW 318, préparé
par les soins de Hugues Delage, aura correctement mené
sa course tout au long de la journée en s'adjugeant
au terme du rallye la seconde place du classement,
à 40 secondes de la Porsche de Hervé Poudrel.
Le Lamastrois Didier Perrin, Porsche 911 SC, comptait
beaucoup sur la bonne préparation de sa monture pour revenir
jouer les premiers rôles. Mais ses efforts ne furent pas
tellement récompenser avec la cinquième position
du général à 1 minute et 52 secondes de Poudrel.

Le Valentinois Thierry Chabanne, toujours fidèle à ses racines et à sa BMW M3, aurait bien voulu profité un peu plus de l'éclaircissement de la tête de course provoqué par les erreurs d'Escharavil et de Caillat dans le Col du Tourniol. Mais pour reprendre ses propos s'était parfaitement inconduisible à cause du brouillard à couper au couteau !

Il a du ainsi renoncer à la grosse attaque du matin sur cet itinéraire qu'il connaît pourtant bien et qu'il affectionne particulièrement. Rappelons que prudence est mère de sécurité !

Néanmoins le samedi soir à l'arrivée du rallye sur les grands boulevards Valentinois, il pointa à la quatrième place du scratch en tête du Groupe A à 1 minute et 39 secondes du leader. Etant donné les conditions météorologiques bien peu favorables aux propulsions, la performance est malgré tout remarquable.

Thierry Lagarrigue et son Opel Kadett GTE au look généreux et remarquable termina septième au général à 2 minutes et 42 secondes du premier. On se souvient que la face avant de la voiture avait légèrement souffert d'un excès d'optimisme de la part de son pilote lors du dernier rallye du Pays du Gier.

Entre-temps les carrossiers ont accompli leur oeuvre et les petits losanges blancs et noirs qui ornaient à l'époque la carrosserie se sont transformés en gouttes bleutées. L'habit était d'ailleurs tout à fait de mise et d'actualité pour cette sombre journée en Vercors Drômois ! Tout au long de ce rallye les dieux de la science météorologique ont fait alterner éclaircies et pluie, parsemées de brouillard et de rafales de vent, rendant les parcours sélectifs piégeux et risqués.

L'Annonéen Patrick Artru et la Mitsubishi Lancer Evolution
Groupe N s'adjugera quant à lui la troisième marche du podium
final à 52 secondes du vainqueur en empochant
également la première place du classement Groupe N.
Désormais une habitude pour l'Ardéchois dans cette formule...
Un aperçu du parc fermé de Saint en Royans,
traditionnellement organisé sur la Place du Champ
de Mars. Cette esplanade qui a vu par le passé tant
d'autres regroupements automobiles... Et quelles
voitures ! Les murs en ont encore plein les oreilles !